Le Blue Lagoon, c’est un peu le Fort Boyard des sites touristiques : tout le monde connaît, tout le monde a un avis, mais peu de monde y a mis les pieds. Et pour cause : ce bassin bleu laiteux de 9000 m² est devenu le symbole d’un tourisme de masse qui défigure un pays qui n’avait vraiment pas besoin de ça. Pourtant, ce qu’on lui reproche est aussi ce qui fait sa force : une logistique d’orfèvre, pensée pour accueillir les 2 millions de visiteurs qui s’y pressent chaque année. L’expérience est ainsi tout simplement unique. Car si on ne peut plus parler de "naturel" (le lagon est une création de l’homme), on nage littéralement dans les entrailles d’un volcan, à seulement 20 minutes de l’aéroport. Encore faut-il savoir comment s’y prendre : à la bonne heure, avec les bons billets et en évitant les options inutiles. Pour être clair : ce n’est pas une "aventure", ni même une expérience culturelle, mais un moment de détente ultime dans un cadre inédit. On en viendrait presque à oublier que l’eau est à 40°C. Même un râleur de baroudeur peut y trouver son compte. Voici comment (et pourquoi) dans ce guide complet.
Le Blue Lagoon en Islande : miracle géothermique ou simple piscine de luxe ?
Mon avis sans filtre : y aller ou passer son chemin ?
Tu veux mon verdict, cash ? Le Blue Lagoon, c’est le genre d’endroit qui te hérisse le poil et te colle des étoiles dans les yeux en même temps. C’est blindé, c’est cher, c’est organisé comme une boîte à sardines… mais tu ressors quand même tout retourné, la peau douce et le cerveau déconnecté. Bref, un paradoxe islandais : un piège à touristes magnifique. Autant dire que si t’y vas pour l’aventure sauvage, passe ton chemin. Mais si tu assumes l’usine cinq étoiles pour ce qu’elle est – une expérience sensorielle unique au monde – alors fonce… en préparant bien ta visite.
Mon verdict de baroudeur :
- Le lieu est unique au monde, entre laiteux volcanique et ciel changeant.
- Le prix est délirant (et encore, tu n’as pas vu les extras).
- La clé pour en profiter, c’est la préparation : horaires creux, billet malin… sinon tu subis.
Qu’est-ce que ce fameux lagon bleu ? (Spoiler : c’est une création humaine)
Allez, je démonte le mythe vite fait : le Blue Lagoon n’a rien d’une source chaude née du hasard au fin fond d’une vallée perdue. Non ! Ici, l’eau bleue turquoise provient directement de la centrale géothermique de Svartsengi voisine. On parle de rejet industriel réchauffé par les entrailles de la Terre – pas d’un miracle naturel tombé du ciel.
L’histoire raconte qu’un certain Valur Margeirsson fut le premier à se jeter dans ces eaux chargées en silice dans les années 80… alors que tout le monde se moquait gentiment de lui. Aujourd’hui, c’est devenu LE spot thermal mondialement connu – preuve qu’il faut parfois oser plonger là où personne ne s’y attend !
Le point qui fâche : quel est le prix pour barboter en 2024 ?
Prends une grande inspiration avant de lire ce qui suit. Les tarifs piquent plus fort que l’odeur du souffre ! Les forfaits sont nombreux mais en gros, tu choisis entre trois gammes : Comfort (le minimum syndical), Premium (parfum marketing) et Retreat Spa (réservé aux cartes noires). Voici le tableau qui te permet de voir direct à quelle sauce tu vas être mangé :
| Forfait | Ce qui est inclus | L’avis du baroudeur |
|---|---|---|
| Comfort | Entrée + serviette + masque silice + 1 boisson | Indispensable – suffisant pour profiter à fond |
| Premium | Ce qui précède + peignoir + chaussons + 2 masques supplémentaires | Confort – gadget sympa mais pas vital |
| Retreat Spa | Accès exclusif spa/lagon privé + rituels soins + chambre privée + produits haut de gamme | Pour millionnaires nostalgiques du spa japonais |
Tarifs indicatifs 2024 :
- Comfort : dès 11 990 ISK (~80 €)
- Premium : dès 14 990 ISK (~100 €)
- Retreat Spa : dès 49 000 ISK (~325 €)
Autant dire que pour ce prix-là, mieux vaut savourer chaque minute… Et franchement : reste sur le forfait Comfort et garde tes sous pour déguster un skyr ou payer une bière hors de prix à Reykjavík !
Organiser sa visite au Blue Lagoon : guide pratique pour réussir
Réserver ses billets en ligne : le parcours du combattant (et mes astuces)
Si t’es du genre à arriver au dernier moment, prépare-toi à rebrousser chemin fissa. La réservation en ligne est O-BLI-GA-TOIRE, surtout en haute saison. La place, tu la bloques sur le site officiel (bluelagoon.com) ou via des plateformes reconnues ; choisis ta date et ton créneau horaire, sans quoi tu resteras dehors comme un pingouin sans igloo. Les meilleurs horaires ? Premier bain à l’ouverture (tu barbotes quasi seul), ou dernier du soir pour les couleurs de fin du monde et souvent un tarif plus doux. Bref, anticipe ou pleure.
Comment se rendre au Blue Lagoon depuis Reykjavík ou l’aéroport de Keflavik ?
Autant dire que le Blue Lagoon est posé pile entre Reykjavík et l’aéroport international de Keflavik – c’est presque trop pratique. Alors t’as trois options :
- Le bus (Destination Blue Lagoon ou Reykjavik Excursions) : départs réguliers depuis la gare routière BSÍ à Reykjavík et l'aéroport KEF. Comptez 45 minutes depuis la capitale, 20 minutes depuis l’aéroport. Pratique, mais il faut adapter son planning aux horaires des navettes.
- La voiture de location : ma préférée ! Liberté totale, timing parfait… et tu poses tes valises directement au lagon, que ce soit juste après l’atterrissage ou avant de reprendre l’avion. Le stationnement est gratuit sur place.
- Le taxi : efficace mais coûteux (environ 75 € entre KEF et le lagon).
Bref, joue-la malin : cale ta baignade juste avant ton vol retour – rien de mieux qu’un bain bleu pour oublier les sièges d’avion qui ruinent le dos.
Le kit de survie du baigneur : quoi emporter et quoi laisser
Prépare-toi comme un vrai baroudeur prudent – même si on te fournit pas mal de trucs sur place.
Mon kit pour le Blue Lagoon :
- ✅ Maillot de bain (pas besoin d’un string léopard, mais ne l’oublie pas)
- ✅ Serviette personnelle (celle du lagon sent un peu la piscine municipale)
- ✅ Lunettes de soleil (la réverbération islandaise n’a rien à envier à Saint-Tropez)
- ✅ Après-shampoing nourrissant (le secret anti-crin pour éviter la paille post-silice)
- ✅ Housse étanche ou pochette waterproof pour téléphone/appareil photo
- ❌ Laisse au vestiaire : bijoux en argent (ils ressortent façon bijouterie médiévale), stress inutile et tout ce que tu crains d’abîmer.
Déroulement de l'expérience : de la douche obligatoire au bar dans l'eau
Arrive avec ta réservation imprimée ou sur smartphone. À l’entrée, on te remet un bracelet électronique : c’est ta clé de casier ET ta carte bancaire interne si tu veux claquer une pinte dans le lagon. Direction vestiaires modernes et propres – c’est mixte côté casiers mais séparé côté douches.
L’hygiène islandaise est prise très au sérieux : douche intégrale à nu obligatoire avant d’entrer dans l’eau bleue. Pas de panique, tout le monde est soumis à cette règle et des cabines privatives sont disponibles pour les plus pudiques.
Ensuite, tu traverses quelques mètres à l’extérieur dans le froid nordique… puis BAM ! Plongeon direct dans une eau chaude qui soulage jusqu’à la moelle. La sensation est indescriptible : dehors tu gèles, dedans tu fonds.
Dans le bassin, profite du masque à la silice inclus (disponible au « Mask Bar »), fais-toi une tête façon fantôme islandais puis va siroter une boisson au bar immergé grâce à ton bracelet électronique – un luxe sans prétention.
À la sortie, douche obligatoire à nouveau (shampoing/gel douche fournis), passage par les casiers puis restitution du bracelet pour régler les éventuels extras. Simple comme bonjour… si tu as bien suivi le plan !
Les coulisses du Blue Lagoon : ce que le site officiel ne révèle pas
Le secret de l'eau laiteuse : silice, algues et super-pouvoirs pour la peau
Tu penses barboter dans une piscine de luxe ? Détrompe-toi. L’eau du Blue Lagoon est un bouillon géothermal issu d’un accident industriel qui frôle le génie naturel. Il s’agit d’un mélange composé à deux tiers d’eau de mer et à un tiers d’eau douce, chauffé par les entrailles volcaniques (sources : Vivatours, GoCampers). Ce qui donne cette couleur bleue laiteuse, c’est la silice – un minéral qui réfléchit la lumière comme nulle part ailleurs. Flottant là-dedans, tu ressembles plus à une boule de mozzarella qu’à un nageur olympique.
Mieux : cette silice s’accroche à ta peau et fait des miracles sur tous ceux qui souffrent de psoriasis ou d’eczéma. Rajoute à ça des micro-algues bleu-vert dont raffole l’industrie des cosmétiques : elles boostent l’élasticité de la peau et filent même un petit teint de bébé. Bref, c’est pas juste du marketing – c’est prouvé en labo et en cabine !
Tu ne te baignes pas dans de l'eau. Tu flottes dans un morceau liquide de la croûte terrestre. Et cela, même pour un vieux râleur, force le respect.
Le Blue Lagoon : un risque pour vos cheveux ?
Autant dire que si tu plonges ta tignasse directement dans cette potion magique sans précaution, tu ressors avec une vraie botte de paille sur le crâne – merci la silice ! Mais pas de panique : on a trouvé LA parade imparable (approuvée par tous les habitués et validée par les Islandaises elles-mêmes).
Avant d’aller faire trempette, enduis généreusement tes cheveux avec l’après-shampoing mis à disposition dans les douches. Surtout : NE RINCE PAS avant d’entrer dans le lagon ! Fais-toi un chignon serré si tu as les cheveux longs – cela évite l’effet « épouvantail » pendant plusieurs jours. Après le bain, applique à nouveau de l’après-shampoing, puis rince bien.
Le point volcanique : est-il risqué de se baigner près de Grindavík ?
La région du Blue Lagoon est une véritable cocotte-minute géologique — le coin ne manque pas de rebondissements ! Oui, des éruptions récentes ont eu lieu autour de Grindavík et Svartsengi (sources : rent.is, Blue Lagoon Iceland).
Rassure-toi : les Islandais prennent la sécurité très au sérieux. Des murs anti-lave protègent le site ; tout est surveillé 24h/24 par des scientifiques et autorités islandaises qui décident des ouvertures ou fermetures selon le niveau de risque.
Le Blue Lagoon ferme immédiatement au moindre doute et ne rouvre que lorsque tout danger est écarté.
Au-delà du bain : restauration, hébergement et alternatives au Blue Lagoon
Où manger ? Du snack au restaurant étoilé
Que tu sois du genre à caler un sandwich vite fait ou à t’offrir une orgie de saveurs pour Instagram, le Blue Lagoon te sert toute la gamme. Voilà mon débrief, façon Poulbot, avec un petit système maison pour que tu piges vite où tu mets tes sous…
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Blue Café : l’option express. Sandwichs, bagels, salades et boissons à emporter ou à déguster sur place. Simple et efficace… mais côté budget, même le café sent la piscine municipale chic.
- Qualité/Prix : 💰💰
- Ambiance : ⭐⭐
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Lava Restaurant : on monte d’un cran. Un restaurant installé dans la roche volcanique avec vue sur le lagon (oui, tu as encore ta serviette autour des hanches avant 15h). Cuisine islandaise revisitée, plats raffinés… mais chaque bouchée rappelle que tu es plus près de Saint-Germain-des-Prés que d’un refuge de montagne.
- Qualité/Prix : 💰💰💰
- Ambiance : ⭐⭐⭐⭐
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Moss Restaurant : Michelin dans l’assiette et addition qui donne des sueurs froides. Menu dégustation obligatoire, expérience gastronomique ultime – ici seuls les veinards du Loto ou les amateurs de selfie-luxe s’attardent à table.
- Qualité/Prix : 💰💰💰💰💰
- Ambiance : ⭐⭐⭐⭐⭐
Mon conseil de vieux renard : mange sur le pouce au Blue Café si tu as vraiment faim… et garde tes couronnes pour un vrai festin à Reykjavík. Là-bas, tu trouveras l’authenticité ET la convivialité pour accompagner ton hareng mariné.
Dormir sur place : le luxe des hôtels Silica et The Retreat
Ici on attaque le sommet du chic islandais : deux hôtels qui font rêver les accros au design épuré mais qui donnent des boutons aux baroudeurs fauchés.
- Silica Hotel : petite capacité (35 chambres), accès à un lagon privé pour profiter sans foule. Petit-déjeuner wellness inclus et vue sur un champ de lave. C’est beau, mais ce n’est pas ici que tu croiseras des routards galérant dans la gadoue.
- The Retreat Hotel : le nec plus ultra imaginé par Grímur Sæmundsen (le magicien qui a transformé une usine en machine à cash). Suites cinq étoiles creusées dans le basalte, spa souterrain mythique, service aux petits oignons… et une note finale qui fait tanguer même les millionnaires norvégiens.
Respect pour la vision business – il fallait oser rendre glamour un accident industriel –, mais on n’est pas chez Mamie là. Pour l’aventure brute ou le plaisir du partage autour d’une soupe chaude après la pluie… passe ton chemin !
Alternatives moins chères (et plus authentiques ?) en Islande
Parce qu’il y a une vie après le Blue Lagoon – et quelle vie ! – laisse-moi te souffler mes spots préférés pour goûter l’Islande VRAIE. Ici pas besoin de vendre un rein pour se tremper ni de réserver trois mois à l’avance…
Secret Lagoon (Gamla Laugin)
Le classique rustique près de Flúðir : bassin historique perdu dans la vapeur, ambiance simple sans chichi, prix doux (environ quatre fois moins cher que le Blue Lagoon). En prime : parfois tu barbotes sous les aurores boréales… Que demander de plus ?
Mývatn Nature Baths (« le Blue Lagoon du Nord »)
Même recette magique : eau bleue laiteuse chauffée par mère-volcan, paysages lunaires du nord en bonus et beaucoup moins de monde qu’au sud. Le bar flottant est aussi présent, mais ici tu peux vraiment décrocher entre deux nuages de vapeur sans selfie-stick dans l’œil.
Les hot pots sauvages (pour les vrais)
Pour ceux qui cherchent l’aventure pure – sans carte bancaire ni peignoir fourni –, partez à la découverte des “hot pots” naturels cachés dans la campagne islandaise. Certains bassins comme Reykjadalur (vallée des fumées près d’Hveragerði) ou Guðrúnarlaug sont gratuits et offrent ce sentiment rare : être seul face à une nature préhistorique.
Petite confidence : je ne révèle pas tous mes coins secrets ici… Il faut bien laisser un peu d’aventure à ceux qui osent sortir des sentiers battus.
Le Blue Lagoon : une expérience à vivre ou à éviter ?
Alors, y aller ou faire demi-tour ? Après avoir tout examiné, je te le dis franchement : le Blue Lagoon n’est ni la révélation mystique de ta vie de baroudeur, ni un piège à éviter à tout prix. Oui, c’est une usine à touristes – bruyante, calibrée pour le selfie et le portefeuille bien garni. Oui, c’est cher, artificiel, et on a souvent l’impression de faire partie d’un convoi organisé. Mais… et c’est là que je revêts ma casquette d’explorateur encore émerveillé : l’expérience de la baignade vaut sincèrement son pesant de sel volcanique.
Une fois dans cette eau laiteuse chauffée par la Terre elle-même, entouré de champs de lave et du vent qui te fouette le visage, tu déconnectes. La sensation est unique : entre spa high-tech et baptême préhistorique. En suivant mes conseils pour éviter la foule (réservation futée, horaires creux…), tu peux même profiter d’un véritable moment d’apaisement au cœur du grand cirque islandais.
Le secret est donc d’y aller en connaissance de cause, avec les yeux ouverts et sans naïveté excessive. Considère-le comme une expérience à part entière : un rite touristique assumé, mais qui laisse une empreinte durable.
En résumé, si tu acceptes les règles du jeu, tu vivras un moment hors du temps. Sinon, dirige-toi vers des alternatives plus sauvages. L’Islande est assez vaste pour satisfaire tout le monde.




