Pour une île de 24.000 km², la Sardaigne sait y faire en matière de contraste. Ses paysages, ses ambiances et ses cultures sont d’une diversité rare. Et c’est justement pour ça qu’elle séduit autant de voyageurs (et qu’on l’aime tant). Sauf que cette diversité peut vite devenir un casse-tête pour qui veut s’y rendre : que faire ? Où aller ? Par où commencer ? Autant de questions auxquelles on a décidé de répondre dans cet article ultra-complet. Le principe ? Te dresser le guide ultime des régions sardes. Pour chacune, on t’explique ce qu’il y a à voir, à faire, à manger et à rencontrer. Mais aussi pour qui elle est faite. On t’a même glissé quelques idées d’itinéraires selon ton profil (en famille, en couple, entre potes, petit budget). Le tout avec une bonne dose de conseils pratiques et d’astuces pour en profiter à fond. Bref, prépare-toi à dégoter ta prochaine destination de vacances. On te prévient : tu vas en prendre plein les mirettes.
Choisir entre le Nord et le Sud de la Sardaigne : un premier dilemme
Autant dire que si tu veux débattre à table, rien de mieux que cette question. Nord ou Sud ? C’est le dilemme du gars devant le comptoir, la menthe à l’eau d’un côté et le pastis de l’autre. Ça paraît simple, mais tu vas voir : derrière les photos d’eaux turquoises pour Instagram et les guides ronflants, c’est une vraie histoire de tempérament.
Le Nord : la carte postale pour briller et les amateurs de criques
Tu veux du clinquant ? Direction Costa Smeralda ! Là-bas, tout sent la crème solaire hors de prix et le yacht qui clignote. Les criques sont à tomber (ça c’est vrai), mais entre deux rochers polis par les fesses bronzées des influenceurs, faut aimer te faire doubler par des sandales dorées. Bref, le Nord c’est le royaume de la petite plage ultra léchée, avec Palau ou Porto Cervo en têtes d’affiche. Parfait pour sortir la chemise blanche et soigner sa story-méditerranée.
Le Sud : l'authentique et sauvage, pour échapper à la foule
Ici, on descend. Plus bas sur la carte et plus près du vrai peuple sarde. La Costa Verde t’en met plein les yeux avec ses dunes comme à Piscinas – sans personne à l’horizon sauf un vieux pêcheur qui te regarde de travers si tu marches trop près de ses filets. À Cagliari, ça cause fort sur les marchés et ça vit tard dans les ruelles – pas besoin de lunettes Gucci pour commander des calamars grillés. Les plages ? Immenses, brutes, parfois ventées, mais tu peux y faire trois tours sans bousculer une âme.
Pour résumer : le Nord, c’est « regarde mon cocktail à Porto Cervo », le Sud, c’est « viens boire un verre sous les pins avec des locaux ». Deux univers.
Un aperçu pour t’aider à choisir ta destination
Bref, pour faire simple, voilà le match en quatre points :
| Critère | Nord | Sud | Mon avis |
|---|---|---|---|
| Ambiance | Chic, show-off | Populaire et détendue | Si tu préfères briller plutôt que bronzer |
| Paysages | Criques soignées et marinas flashy | Plages vastes et nature sauvage | Entre l’odeur de crème solaire et celle des pins |
| Budget | Prépare ton porte-monnaie | Raisonnable (hors août) | Un spritz au Nord équivaut à trois bières au Sud |
| Idéal pour | Frimeurs et instagrameurs | Baroudeurs et familles tranquilles | Choisis selon ton énergie et ton style |
Conseils d’un voyageur expérimenté pour découvrir la Sardaigne
Mon conseil ? Oublie la liste à cocher où tu coches Porto Cervo, Alghero ou Villasimius comme on collectionne des magnets sur un frigo. La Sardaigne se savoure lentement, fenêtre ouverte, poussière sur le pare-brise. Loue une voiture (je n’ai jamais vu un bus arriver à l’heure, sauf dans mes rêves) et prends la route là où elle n’a même plus de numéro.
On te présentera toujours le même cliché : criques turquoise et rochers dignes d’un catalogue de spa. Mais si tu t’arrêtes là, tu rates le véritable festin ! Les villages perchés où personne ne parle anglais, l’habitant qui t’invite à goûter son pecorino sans te considérer comme un touriste, les ruelles où flottent les odeurs de cheminée et de vin Cannonau... C’est là que tu comprends pourquoi certains ne sont jamais repartis.
Petite confidence : un jour, j’ai quitté la route principale simplement parce qu’un panneau était rafistolé avec du fil de fer. Je me suis retrouvé à déguster des raviolis faits maison sur une place isolée, pendant qu’un enfant jouait du launeddas sans se soucier du monde... Il faut parfois oser sortir des sentiers battus !
Alors retiens ceci : ne prépare rien ou presque – laisse-toi guider par ton instinct de flâneur et dès que tu aperçois une piste en gravier avec des chèvres au loin… prends-la !
Tu as saisi l’essentiel. Et toi, où poseras-tu ton sac à dos sur cette île pleine de caractère ?




